Mulot à collier (Apodemus flavicollis)

Fiche complète – Identification, comportement, risques et solutions professionnelles

Dans l’univers des rongeurs sauvages qui peuvent s’introduire dans les maisons, le mulot à collier tient une place à part. Plus discret qu’un rat, plus rusé qu’une souris, ce petit mammifère forestier est capable de s’adapter à différents environnements, y compris les habitations humaines.

Il tire son nom de la bande jaune orangée bien visible qui forme une sorte de collier autour de son cou, une particularité qui permet de le distinguer du mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus). Très actif, grimpeur, et rarement capté par les pièges amateurs, le mulot à collier peut se montrer envahissant à certaines périodes de l’année, notamment en automne et en hiver.

Son apparition dans une habitation est souvent tardivement remarquée, car il vit caché dans les combles, les doublages de murs ou les zones peu accessibles. Pourtant, il peut provoquer de nombreux désagréments : câbles rongés, réserves souillées, bruits nocturnes, reproduction rapide.

Dans cette fiche, vous allez découvrir un guide complet pour :

  • Reconnaître avec certitude le mulot à collier
  • Comprendre son mode de vie et ses habitudes
  • Identifier les signes concrets de sa présence
  • Connaître les risques sanitaires et matériels liés à son intrusion
  • Mettre en place une stratégie de dératisation durable et professionnelle

Ce contenu est basé sur des observations de terrain, des retours d’interventions récentes et l’expérience de Dératisation rapide, spécialiste de la lutte contre les rongeurs en milieu urbain et rural.

Description de l’espèce

Origine et répartition

Le mulot à collier (Apodemus flavicollis) appartient à la famille des Muridés. C’est un rongeur forestier très commun en Europe, particulièrement dans les régions boisées et semi-montagneuses de France. On le retrouve fréquemment en Bourgogne, en Lorraine, dans les Vosges, le Massif Central, mais aussi dans les zones rurales d’Île-de-France ou de Bretagne.

Bien qu’il soit surtout associé aux milieux naturels, son comportement opportuniste l’amène à s’approcher des habitations humaines en quête de chaleur et de nourriture. Il peut s’établir durablement dans une grange, un grenier, une cave ou un local technique, en particulier si ceux-ci sont proches d’une zone boisée ou d’un jardin arboré.

Mode de vie et comportement général

Le mulot à collier est un rongeur nocturne. Il sort essentiellement à la tombée de la nuit pour se nourrir et explorer son environnement. Très méfiant, il ne suit pas toujours les mêmes circuits et change régulièrement d’emplacement de nid. C’est un excellent grimpeur, capable d’escalader un mur rugueux, de sauter à plus de 70 cm de haut, ou de traverser des câbles et poutres en hauteur.

Contrairement à la souris domestique qui vit en colonie, le mulot à collier adopte un mode de vie semi-solitaire. On le trouve en couple, parfois en petit groupe, mais il ne forme pas de nid collectif. Il constitue souvent plusieurs réserves de nourriture, dissimulées dans différents coins du bâtiment où il est installé.

Morphologie – Comment le reconnaître ?

CritèreDescription du mulot à collier
Taille du corps9 à 12 cm (hors queue)
Poids20 à 45 g
QueueAussi longue que le corps, fine et légèrement poilue
PelageBrun roux sur le dos, ventre blanc, col jaune net
Signe distinctifCollier jaune/orangé autour du cou (bande complète ou partielle)
OreillesTrès grandes, rondes, mobiles, bien visibles
YeuxNoirs, ronds, proéminents (adaptés à la nuit)
ComportementNocturne, discret, rapide, grimpeur et sauteur

Il est très proche visuellement du mulot sylvestre, mais la présence du collier jaune reste le critère déterminant pour l’identifier sur le terrain.

Habitat et comportement en milieu domestique

À l’état sauvage, le mulot à collier vit dans :

  • Les forêts de feuillus
  • Les haies bocagères
  • Les lisières boisées et les friches
  • Les zones agricoles non cultivées

Mais dès les premiers froids, ou en cas de perturbation de son territoire (abattage, incendie, chasse), il migre volontiers vers :

  • Les greniers et combles mal isolés
  • Les caves et garages
  • Les abris de jardin, cabanons et ateliers extérieurs
  • Les murs creux, doublages, faux plafonds

Il niche dans des zones calmes, sombres, avec des matériaux faciles à manipuler : laine de verre, papier, tissu, mousse, plastique souple. Il est capable de stocker des graines, des noix ou des croquettes dans plusieurs caches disséminées dans le bâtiment.

Le mulot à collier ne supporte pas les courants d’air ni la lumière forte. Il circule discrètement le long des murs ou dans les doublages pour éviter d’être vu.

Signes d’infestation

Le mulot à collier est un rongeur particulièrement discret, mais certains signes permettent de détecter sa présence, même si l’animal lui-même reste invisible :

  • Présence de crottes : petites, allongées, pointues aux extrémités. Elles mesurent environ 4 à 6 mm de long, souvent disposées le long des murs ou près des zones de nourriture.
  • Grattements et bruits discrets la nuit : le mulot est actif au crépuscule et à l’aube, ce qui peut occasionner des bruits de déplacements rapides, de fouille ou de grignotage dans les plafonds, cloisons ou combles.
  • Traces de grignotage sur les emballages, câbles électriques, tuyaux souples, boîtes de nourriture ou cartons de rangement.
  • Présence de nids faits de morceaux de papier, tissus, laine de verre, mousse isolante ou fibres textiles.
  • Petits stocks de nourriture déplacée : graines, croquettes pour animaux, noisettes, bouts de pain retrouvés dans des coins inhabituels.

En général, si ces signes sont observés dans plusieurs pièces, cela signifie que le rongeur est présent depuis plusieurs jours, voire semaines.

Risques associés

Même s’il paraît inoffensif au premier abord, le mulot à collier présente plusieurs types de dangers, tant pour l’habitation que pour la santé de ses occupants.

Risques sanitaires

Le mulot est un animal sauvage qui peut être vecteur ou porteur de parasites et d’agents pathogènes. Parmi les risques les plus connus :

  • Leptospirose : maladie bactérienne transmise par l’urine. Elle peut contaminer les sols, surfaces de cuisine, eau stagnante ou réserves alimentaires.
  • Salmonellose : via les excréments. Peut entraîner de fortes diarrhées, vomissements, fièvre, notamment chez les enfants et les personnes âgées.
  • Hantavirus (rare en France) : transmis par l’inhalation de particules infectées (crottes ou urine sèche remuées). Peut provoquer de graves atteintes pulmonaires.
  • Parasites : puces, tiques, poux, acariens. Ces parasites peuvent infester les textiles, la literie ou les animaux domestiques.

Risques matériels

  • Détérioration de l’isolation : le mulot ronge les fibres isolantes (laine de verre, polystyrène) pour se faire un nid chaud.
  • Câbles rongés : risque d’incendie, coupure de courant, dysfonctionnement d’équipements électriques.
  • Tuyaux PVC ou gaines souples abîmés : fuites d’eau, humidité.
  • Contamination des denrées alimentaires : perte de stock dans les garde-mangers, réserves, greniers agricoles ou locaux de stockage.

Dans une entreprise, un seul mulot peut entraîner la fermeture administrative d’un local si des traces sont relevées par l’inspection sanitaire.

Différences avec les autres rongeurs

Il est essentiel de savoir différencier le mulot à collier des autres espèces de rongeurs pour adapter les méthodes de traitement.

Comparatif simplifié :

EspèceTailleCouleurSigne distinctifMode de viePrésence en intérieur
Mulot à collier9–12 cm (hors queue)Brun roux / ventre blancCol jaune orangé autour du couSolitaire ou en couple, nocturne, discretPrésent en zones boisées et semi-rurales
Mulot sylvestre8–11 cmBrun roux uniformePas de collier visibleSimilaire au mulot à collierFréquent partout en France
Souris grise7–10 cmGris terne uniformeOdeur forte, vit en colonieTrès active, socialeTrès fréquente en ville, appartements
Rat brun20–25 cmBrun sale, trapuTaille massive, museau épaisBruyant, creuse des galeriesSous-sols, caves, égouts

Dans le doute, un professionnel de la dératisation saura identifier l’espèce avec précision grâce aux traces laissées (crottes, empreintes, mode de déplacement, type de nid).

Comment s’en débarrasser ?

Solutions maison (si détection très récente)

En tout début d’infestation, certaines méthodes « maison » peuvent fonctionner, mais elles sont rarement suffisantes dès qu’un nid est en place ou que plusieurs individus sont présents.

Voici quelques mesures à tenter :

  • Pièges mécaniques : tapettes classiques avec appâts attractifs (beurre de cacahuète, graines de tournesol grillées, fruits secs). Efficaces mais souvent évités par le mulot s’il est déjà méfiant.
  • Pièges vivants : cages à fermeture automatique. Il faut relâcher l’animal à plusieurs kilomètres de l’habitation, dans un environnement naturel.
  • Répulsifs naturels : plantes ou huiles essentielles comme la menthe poivrée, le laurier, ou l’eucalyptus peuvent gêner le mulot, mais leur efficacité reste limitée.
  • Calfeutrage : repérer et boucher les points d’entrée visibles (trous dans les murs, bouches d’aération, interstices de toiture) avec de la mousse expansive ou du grillage galvanisé à maille fine.

⚠️ Ces méthodes ne suffisent généralement pas à éradiquer complètement une infestation active, surtout si des jeunes sont déjà nés dans le bâtiment.


Intervention professionnelle : la méthode Dératisation rapide

Faire appel à un spécialiste de la dératisation permet un traitement ciblé, rapide, durable et conforme à la législation. Voici les étapes clés d’une intervention pro bien menée :

Étape 1 – Diagnostic précis

  • Inspection des lieux : combles, caves, extérieurs, gaines techniques.
  • Identification des signes de passage : crottes, nids, traces, points d’entrée.
  • Vérification du niveau d’infestation et estimation du nombre d’individus.

Étape 2 – Mise en place du traitement

  • Installation de pièges mécaniques professionnels haute sensibilité.
  • Pose de boîtiers d’appâtage sécurisés avec appâts rodenticides adaptés.
  • Possibilité d’utiliser des pièges connectés ou caméras dans les zones complexes.

Étape 3 – Calfeutrage et sécurisation

  • Obstruction de tous les accès identifiés avec des matériaux résistants (grillage inox, mastic béton, mousse expansive spéciale rongeurs).
  • Pose de grilles anti-rongeurs sur les bouches d’aération si besoin.

Étape 4 – Suivi

  • Relevé des pièges à J+7 ou J+10.
  • Nettoyage si nécessaire, désinfection des zones touchées.
  • Rapport d’intervention avec photos, plan des points de contrôle, recommandations et garantie de résultat.

Ce que dit la loi

Même s’il n’est pas une espèce protégée, le mulot à collier reste concerné par plusieurs textes réglementaires dès lors qu’il cause un préjudice matériel ou sanitaire.

  • Code de la santé publique : tout occupant est tenu de maintenir son logement sain. La présence de rongeurs peut engager la responsabilité du locataire ou du propriétaire.
  • Règlements sanitaires départementaux : certains départements imposent des campagnes collectives de dératisation, notamment en zone rurale ou forestière.
  • Entreprises et ERP : obligation de mettre en place un plan de lutte contre les nuisibles, avec suivi et certificats à jour.
  • Syndics de copropriété : tenus d’assurer l’entretien des parties communes et de répondre rapidement à toute plainte liée à une infestation.

Un professionnel agréé fournit toujours un certificat d’intervention, exigible lors d’un contrôle ou en cas de litige avec une assurance.


Cas concrets (exemples d’intervention Dératisation rapide)

Maison individuelle à Fontainebleau (77)
Mulots dans les combles, entrée par une tuile déplacée. Trois nids repérés. Traitement en deux passages + bouchage des tuiles + grillage des bouches de ventilation. Infestation résolue en 12 jours.

Cabane de jardin en lisière de forêt (95)
Stockage de graines et présence d’urine de mulot. Utilisation de pièges à double entrée + appâts sécurisés. Nettoyage et calfeutrage. Aucune réapparition au bout de 2 mois.

Petite copropriété dans le 91 (Essonne)
Bruits dans les plafonds de deux appartements, crottes visibles. Intervention collective, piégeage en zone technique, rapport d’intervention complet remis au syndic.


FAQ – Foire aux questions

Est-ce que le mulot à collier est protégé ?
Non. Ce n’est pas une espèce protégée. Il peut être piégé ou éliminé légalement si son intrusion génère un risque.

Le chat de la maison suffit-il ?
Non. Le mulot est beaucoup plus discret que la souris et se déplace dans les zones inaccessibles à un chat (faux plafonds, doublages, gaines).

Peut-on utiliser des produits de supermarché ?
Très peu efficaces. Les biocides réellement puissants sont réservés aux professionnels agréés, avec des autorisations d’utilisation strictes.

Combien coûte une intervention pro ?
Entre 180 € et 350 € selon la complexité de l’intervention, la surface à traiter, et le type d’équipement utilisé.

Combien de temps faut-il pour éliminer une infestation ?
En moyenne 7 à 15 jours. Un second passage est souvent nécessaire pour vérifier l’absence de nouveaux individus.


Conclusion

Le mulot à collier est un rongeur forestier opportuniste, parfaitement capable de s’infiltrer dans les habitations en automne ou en hiver. Invisible le jour, discret la nuit, il cause pourtant des dégâts matériels et sanitaires réels s’il n’est pas éliminé à temps.

Les méthodes amateurs montrent vite leurs limites face à ce rongeur rusé et rapide. Une intervention professionnelle permet une détection précise, un traitement sécurisé, et une élimination durable.

Dératisation rapide intervient dans toute l’Île-de-France et les zones rurales limitrophes pour vous débarrasser des rongeurs, avec sérieux, discrétion et efficacité.

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